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Le média associatif « CultuRadio » souffle ses 5 bougies

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Certains en ont entendu parler sur les ondes, d’autres dans les couloirs d’un festival, CultuRadio n’est pas une radio comme les autres. Basée à Lausanne, elle fête sa 5e édition cette année.

Pourquoi « édition » ? Parce que la spécificité de cette radio est qu’elle est participative, en prenant part à un projet de médiation culturelle. Les animateurs et animatrices qui tendent le micro sont des amateurs et amatrices du médium radiophonique, en direct depuis des festivals et des institutions théâtrales. Cela se passe en public, donnant à celui-ci l’occasion de transmettre des expériences personnelles sur les arts vivants.

Pour apprêter ces médiateurs culturels en devenir, de tout âge et tout horizon, une formation technique et journalistique concentrée sur un week-end est guidée par plusieurs professionnels du milieu. Comment parler d’un spectacle, d’une œuvre ? Comment conduire une interview, un micro-trottoir pour en concevoir une émission, un direct complet ? Mais la quête centrale reste celle d’ouvrir la parole en plaçant la création artistique et l’expérience du spectateur au cœur du débat.

© Pierre-Yves Massot / Festival Belluard Bollwerk International, 2018

Pour Nicolas Favrod-Coune, fondateur du projet de l’association ParticiMedia, « la raison d’être de CultuRadio, c’est la création d’une super équipe avec un groupe hétérogène. Certains veulent mieux connaître le médium, d’autres la manifestation ». C’est par son expérience personnelle qu’il a réalisé que « en accompagnant un groupe dans une manifestation plusieurs années de suite avec un regard toujours neuf, l’immersion reste importante pour découvrir d’autres facettes artistiques. Cela permet à de nouvelles expériences de création et d’expression de voir le jour. Tout d’abord destinée à des jeunes, des mineurs, l’aventure s’est ouverte à tout le monde ».

L’éclosion de ce projet vient d’ailleurs tout récemment de faire l’objet d’une publication, « Dériver. Essai sur la médiation culturelle », par l’auteure Raphaëlle Renken. L’ouvrage retrace le parcours d’un véritable laboratoire où l’expérience des spectateurs et la place que les participants occupent dans les institutions théâtrales sont primordiales.

“Dériver. Essai sur la médiation culturelle”, par l’auteure Raphaëlle Renken – DR

Pour Nicolas Favrod-Coune, « CultuRadio donne aux participants des outils journalistiques rares aujourd’hui, car on a plutôt tendance à prendre le public par la main. Cet ouvrage est composé en deux parties : ce qu’on fait dans les ateliers et où l’on se situe en tant qu’accompagnateur. Le titre fait écho d’une part au projet qui s’installe au sein d’une institution culturelle en y entrant de manière nouvelle, et d’autre part, laisse la liberté aux participants et spectateurs de dériver ».

C’est, à l’heure actuelle, presque une centaine de participants qui ont pris les rênes des micros de CultuRadio, en direct de nombreuses institutions culturelles et festivals. Le fondateur souhaite continuer à tisser des liens avec d’autres régions et expérimenter de nouveaux territoires dans les arts vivants.

Si cela vous parle, vous titille, les inscriptions sont ouvertes pour la prochaine volée qui sera en direct des festivals JazzOnze+ et Les Urbaines à la fin de cette année.

Dériver. Essai sur la médiation culturelle
Raphaëlle Renken
Éd. A Type éditions, 2018

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Une interview léchée de Blaise Bersinger, de retour avec «Mauvaise langue»

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© RTS / Laurent Bleuze

Après une première saison aux débuts cartonnés, Mauvaise langue, le late-night show proposé l’an passé par la RTS revient vendredi soir sur le petit écran. Mais cette fois-ci uniquement présenté par Blaise Bersinger. 

«Les gens qui auront encore une télévision en 2019, vous nous retrouverez en janvier». Ainsi s’est terminé le 8 juin dernier l’ultime épisode de la première saison de Mauvaise langue, le programme de la RTS, largement inspiré des très écrits late shows américains.

Malgré un début qui a connu la critique facile, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, le programme de 26 minutes – n’y voyez aucun rapport avec les deux Vincent – a su trouver son public (48 000 téléspectateurs en moyenne chaque vendredi, soit 12,7 % de parts de marché).

Lire aussi :  Ce qu'on en a pensé de « Mauvaise langue », la nouvelle émission de Thomas Wiesel

Sept mois plus tard, l’émission de deuxième partie de soirée, est de retour ce vendredi, à 22h40, sur RTS Un. Elle sera présentée cette fois uniquement par Blaise Bersinger, Thomas Wiesel ayant décidé de s’investir uniquement en tant qu’auteur. Comme premier invité ? L’animateur du Service public romand, Jean-Marc Richard – Les P’tits zèbres, le Professeur Maboule, vous vous souvenez ?

Quelques jours avant l’enregistrement du première épisode de cette seconde cuvée, Blaise Bersinger, sur le ton décalé qu’on lui connait, a accepté de répondre à nos questions.

Slash : Salut Blaise. Mauvaise langue revient dans quelques jours, sur RTS Un. Ça va, tout est prêt ?

Blaise Bersinger : Coucou. Tout n’est pas encore prêt, non. Mais je crois que ça fait partie du job. Je vais bien, malgré ce petit chalazion sous mon œil droit que je peine à faire partir et mes quelques retards administratifs sur des factures – c’est fou, quand même, à quel point on peut se mettre dans la panade tout seul en oubliant simplement un document sur une pile de papiers pendant plusieurs jours. La vie, je vous jure, des fois, elle nous fait vivre de ces histoires. Et toi, ça va ?

Blaise Bersinger est désormais l’animateur unique de “Mauvaise langue” – © RTS / Laurent Bleuze

Super, je te remercie. Malgré des audiences stables, et plutôt bonnes, vous avez dû essuyer la critique, plus d’une fois. Comment s’annonce cette deuxième saison ?

C’est encourageant comme question. On part sur une saison de type calamiteux. Je me réjouis que la Suisse romande assiste à ce fiasco historique.

Mais, le vendredi, à 22h40, ça reste une case ingrate…

Je ne vois pas de quoi tu parles. S’il y a bien un moment où les jeunes de Suisse romande – notre public dit «cible» – sont devant leur télévision, en train de ne pas boire des verres en ville, c’est bien le vendredi soir.

Et c’est resigné pour combien d’épisodes ?

Vingt-deux.

Blaise Bersinger va remplacer Thomas Wiesel. Qui pour remplacer Blaise ?

Je n’en sais rien. J’aime beaucoup l’idée de penser à une éventuelle troisième saison, alors que je n’ai pas commencé la deuxième. C’est comme l’autre jour, j’étais au restaurant, et j’hésitais entre le tiramisu et la panna cotta, en dessert… Alors que je n’avais pas encore reçu ma quatre saisons. Mythique. On vit nos meilleures années.

Lors de la première saison, Thomas avouait que tes interventions créaient parfois, malgré toi, le malaise. Comment tu vas amorcer ce problème dans cette nouvelle formule ?

Ah sympa, merci. Je me suis débarrassé de Thomas.

 

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On peut s’attendre à quoi comme nouveautés ?

La forme va très peu évoluer. On va essayer d’installer un vrai moment stand-up pour mettre en valeur certains de mes acolytes dans ce qu’ils font de mieux. Un.e invité.e par émission me rejoindra, dans la mesure des disponibilités des gens que nous voulons inviter. Mais je ne vais pas révolutionner le concept, le changement principal réside avant tout dans le fait que c’est moi qui présenterai.

«Blaise Bersinger part en torche, l’éteignant dans des punchlines plus proches du prout que de l’uppercut». 24 heures vous a méchamment pourfendus dès la première, l’an passé. Si tu souhaites les rassurer…

Non vraiment, merci pour tes encouragements.

Et nous, qu’est-ce que l’on peut souhaiter à l’équipe de Mauvaise langue ?

Qu’on s’amuse, que les gens s’amusent avec nous et qu’on nous encourage.

Merci Blaise.


Mauvaise langue, tous les vendredis à 22h40 sur RTS Un et à retrouver en capsules vidéo sur Facebook.

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«En attendant la gloire», Yoann Provenzano de passage chez Slash

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Il aime la raclette, «Fight Club» et les One Direction. Il est aussi le nouvel animateur de la matinale de Couleur 3. «En attendant la gloire», Yoann Provenzano est passé nous faire un coucou.

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