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Une discussion avec Thierry Wegmüller, patron des Arches de Lausanne

© Les Arches / aDee

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À presque 55 ans, Thierry Wegmüller a plus d’influence que jamais, de par son rôle dans le développement des lieux les plus « in » de Lausanne. Une de ses créations les plus récentes – le bar Les Arches – a rouvert pour la saison 2018, hier, 8 mars. Rencontre avec un self-made man qui – malgré une réussite professionnelle indéniable – a su conserver une humilité et une bienveillance déconcertantes.

Interview réalisée le 8 mars 2018.

Slash : Salut Thierry. Quelle est, selon toi, la clé du succès ?
Thierry Wegmüller : Il n’y a pas de recettes miracles à part le travail, l’investissement personnel et le fait de ne pas se reposer sur ses lauriers. Je crois beaucoup au principe de Peters et sa limite d’incompétence qui est propre à chacun. Certaines personnes peuvent ou veulent gérer plusieurs lieux, voire des chaines alors que d’autres se contentent d’un seul lieu qu’ils gèrent très bien. C’est une question d’ambition personnelle mais aussi de recherche d’une certaine qualité de vie. Mais je reste persuadé que la passion des initiants pour un projet joue un grand rôle sur sa durée.

Pensais-tu arriver un jour là où tu en es aujourd’hui ? Es-tu opportuniste ou juste chanceux ?
J’aime la citation d’Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ». Je n’ai rien contre le terme d’opportuniste qui est la règle de base pour s’adapter en toute circonstance. La chance est quelque chose qui se provoque et qui n’est pas acquise dès le départ. Je préfère le terme d’instinct à chance.

As-tu un mantra ? Ou une personne que tu admires particulièrement, et qui t’a inspiré ?
Je suis issu d’une famille qui a beaucoup travaillé et parfois dans la douleur. J’ai moi-même travaillé très jeune par nécessité familiale. Je dirai donc que ce modèle a été inspirant. Ma philosophie va plutôt dans des règles de vie. Le livre de ma vie est, paradoxalement, un enseignement philosophique issu de la tradition toltèque [une culture mésoaméricaine, ndlr.], soit un petit ouvrage d’une centaine de pages intitulé « Les quatre accords toltèques ». Ce livre a été une véritable révélation pour moi pour diverses raisons. Il aborde de manière très subversive le fait que nous sommes des animaux auto-domestiqués qui n’ont pas choisi la plus infime des choses auxquelles nous avons donné notre accord. Il met en avant le fait que le 95% des croyances que nous avons gravées dans notre mémoire sont des mensonges et que nous souffrons d’y croire. Et avec quatre préceptes qui paraissent moins simples qu’ils ne le sont en réalité, l’auteur [Don Miguel Ruiz, ndlr.] propose de changer radicalement notre comportement en les appliquant en profondeur.

Je relis régulièrement ce livre qui me permet de garder mon énergie mentale pour des choses positives en essayant au maximum de vivre l’instant présent. Je l’ai offert à plusieurs reprises aux gens que j’aime, non comme une méthode pour être plus heureux comme il en existe tant, mais comme un véritable outil mental permettant à chacun d’être au plus proche de son « moi profond » et authentique.

Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer ?
Une volonté indéfectible d’indépendance. J’ai toujours eu de la peine à travailler pour quelqu’un et en règle générale je suis toujours parti de manière assez radicale des postes que j’ai occupésLa seule possibilité m’a alors semblé être celle de ne pas avoir de comptes à rendre à quiconque. Mais la réalité est beaucoup plus nuancée. Il y a tes actionnaires, soit ma sœur et mon frère, ton banquier, tes employés, ta famille,… Mais je ne regrette aucun des choix effectués. même si l’on peut toujours faire mieux.

À quel point ton environnement social a été important ?
Ma famille originelle est celle qui nous a permis de construire ce que nous avons réalisés en étant très complémentaires entre frères et sœurs et toujours unis après plus de 25 ans de travail commun. Ma famille de cœur, que nous avons créée avec ma femme Yasmine, et l’arrivée de nos 2 enfants, est ma raison de vivre. Celle qui me motive toujours et encore à me lever le matin avec énergie et détermination. Et me dire aussi que ce que je laisse servira peut-être à mes enfants.

Soirée inaugurale de la saison 2017 des Arches – © Les Arches / aDee

Comment as-tu surpassé les obstacles ?
Je suis persuadé qu’il y a toujours une solution. Je suis convaincu, aussi, qu’il y a toujours une liste de problèmes à affronter chaque jour et qu’il faut absolument garder une certaine distance pour être capable de les résoudre.

L’innovation et la passion sont donc des points importants ?
Je crois beaucoup en la sincérité et en l’authenticité d’une démarche, et ceci à tous les niveaux. On a tous en mémoire des lieux où instinctivement on se sent bien même si tout n’est pas parfait et cela tient à un ensemble de choses difficilement quantifiables. Cela va de l’accueil, au soin porté à la décoration, à la qualité des produits et à un état d’esprit général, qui font que l’on se sent bien dans un endroit ou non.

Ensuite, il y a tout le travail sur la longueur ; à savoir arriver à faire face à des changements de conjoncture, à l’arrivée de concurrents, à la complexité du travail vu que, dans certains cas de figures, on passe par tout le processus de fabrication et de distribution, ce qui demande une certaine expérience.

Quelles sont tes valeurs professionnelles ?
Le respect et la modestie. Quel que soit ton poste hiérarchique, tu dois respecter de la même manière les gens qui travaillent pour toi et les clients qui te permettent de vivre, de même que les gens qui t’entourent de manière générale. Je ne supporte pas les personnes arrogantes qui pensent que leur statut social fait d’eux des êtres à part. Comme le dit une maxime : nous sommes mortels et condamnés à disparaitre. Il faut donc toujours garder cette modestie à l’esprit.

Honnêtement, est-ce que tu es conscient de l’influence que tu as eu sur la vie des Lausannois, sur plusieurs générations ?
Je n’ai pas cette prétention, non. Avec mon frère et ma sœur, nous avons toujours essayé d’apporter des concepts qui nous plaisaient et qui semblaient manquer à Lausanne. Il est vrai que le Bleu Lézard a été un très grand succès à son ouverture, alors que ce concept de brasserie branchée existait déjà dans de nombreuses villes.

En 1992, il n’y avait aussi aucun endroit où l’on pouvait écouter de la musique live à Lausanne. Mon frère, Gilles, était à Paris, moi en Afrique, quant à ma soeur, Jasmina, elle était à Lausanne. Un jour mon frère m’a appelé en me parlant du Simplon-Marterey, l’actuel Bleu Lézard, qui était en vente. L’établissement se trouvait juste à côté du restaurant de nos parents, le Au Couscous. Nous avons eu un coup de coeur pour la cave, devenue la Cave du Bleu par la suite, et en 1994, après 2 ans d’exploitation, nous l’avons inaugurée. Nous y avons programmé tous nos coups de coeur et cet état d’esprit est toujours présent.

C’est aussi le désir d’une salle plus grande qui a lancé l’histoire du D! Club. L’endroit hébergeait le premier théâtre de Suisse romande, le Lumen (1906), ensuite ce fut au tour du cinéma l’ABC. Ces lieux possèdent donc un passé, une âme culturelle vouée à perdurer.

Quel est ton message à un jeune entrepreneur ?
S’écouter mais aussi écouter les autres. Souvent des jeunes qui veulent se lancer me consultent, et parfois avec leurs parents. J’aime beaucoup cette démarche, mais encore faut-il avoir envie de la faire. À mes débuts je ne voulais écouter personne ! Et ce manque d’écoute se paie souvent d’une manière ou d’une autre.

Merci Thierry. 

Les Arches, Place de l’Europe, 1003 Lausanne. 

Lifestyle

Se jeter à l’eau, le temps d’un hiver

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© Keystone / Salvatore di Nolfi

Alors que, pour la majorité d’entre nous, baignade rime avec soleil et chaleur, de plus en plus d’amateurs de natation en eau froide choisissent d’allier la détente au dépassement de soi, en profitant des températures hivernales pour aller piquer une tête dans le lac le plus proche.

Il n’a jamais été aussi difficile de se jeter à l’eau que le dimanche 16 décembre dernier à Genève, où deux mille deux cents givrés, ont profité de s’habiller d’un seau d’eau glacée, avant de se jeter corps et âme dans une traversée allant de 120 à 500 mètres, avec une eau qui affichait sept degrés au compteur.

Des tenues de super-héros pour réchauffer les organismes – © Keystone / Salvatore di Nolfi

Paré d’un déguisement décalé ou d’un maillot de bain classique, c’est dans une atmosphère festive et une ambiance bonne enfant qu’a eu lieu la 80e édition de la traditionnelle Coupe de Noël, un événement qui ne cesse de gagner du terrain au fil des ans, allant cette année jusqu’à rafler la distinction de la manifestation de l’année, décernée par la Ville de Genève.

Mais alors, qu’est-ce qui peut bien motiver un humain normalement constitué à vouloir patauger dans un lac en plein mois de décembre, quand attendre un bus en retard ou encore tapoter sur son téléphone le temps d’un trajet à pied, relève déjà du défi ? À cette interrogation légitime, les éléments de réponses sont aussi nombreux que variés.

Amusant et relaxant

En effet, la natation en eau froide possède une multitude de vertus, mais, quand on interroge les nageurs sur ce qui leur plaît le plus dans la pratique de cette discipline, c’est souvent la sensation de relaxation physique post-baignade qui revient. «Un sentiment de détente et de bien-être physique difficile à décrire, une fois que je me repose chez moi après l’effort, c’est un peu comme si j’étais allongé sur un petit nuage. Je me sens léger et relaxé», confie l’un de ces fameux givrés, en profitant de son thé chaud après avoir franchi la ligne d’arrivée.

Un effet qui, si l’on en croit les médecins responsables de l’événement, s’explique dans un premier temps par le resserrement des veines qui conduit le sang des bras et des jambes à affluer vers les organes internes. Puis dans un second temps, c’est la décontraction de ce phénomène qui se produit lors de la phase de récupération qui procure ce ressenti.

Certains ont préféré la technique du jet de seau – © Keystone / Salvatore di Nolfi

Hormis les sensations physiques appréciables qu’occasionnent les baignades hivernales, leurs effets sont également salutaires sur le métabolisme. «Les mains, les pieds et les muqueuses sont mieux irrigués et le système immunitaire est stimulé. Avec le temps, on résiste ainsi mieux aux infections», explique Christoph Dehnert, spécialiste en médecine interne générale et en cardiologie au Medbase Sports Medical Center de Zurich.

D’un point de vue mental, nager en eau froide peut également vous aider à vous apaiser et à gagner en sérénité. Le froid rendra la respiration plus compliquée, ce qui vous obligera à optimiser le peu d’oxygène que vous absorbez. Il s’agit là d’une bonne technique pour mieux gérer ensuite les situations stressantes.

Que ce soit pour le moral, le bien-être physique, la santé, ou simplement la convivialité de la discipline, on comprend déjà mieux pourquoi certains troquent la doudoune pour le maillot de bain le temps d’un hiver.

Il est cependant bon de rappeler que même si cette pratique est accessible pour la plupart des personnes ne souffrant pas de maladies cardio-vasculaires, elle demande néanmoins un entrainement progressif et dans le temps, afin d’en profiter en toute sécurité.

La 80+1e édition de la Coupe de Noël se déroulera le dimanche 15 décembre 2019, à Genève – www.gn1885.ch.

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Lifestyle

Au Tsiferblat, on ne paie pas sa conso’, mais son heure de présence

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L'entrée du Tsiferblat – © Pierre Vogel

Antichambre de SEV52 – l’espace de co-working bigarré au cœur du quartier de Sévelin à Lausanne – première en suisse romande, le Tsiferblat s’inspire du modèle russe du même nom et mise sur un concept novateur : que l’on vienne travailler, lire, ou passer un moment seul ou accompagné, on n’y paie pas sa consommation, mais son heure de présence.

Une idée originale qui provient de l’imaginaire créatif de Mustapha Jaunin Gueraouni et de sa compagne, Aude. L’administrateur et la fondatrice des lieux ont volontiers accepté de poser des mots sur cet espace, ainsi qu’Yves Senn, le butler (majordome, en français) de cet endroit hors-norme.

À gauche de l’entrée, un joli petit coin, entièrement décoré avec des objets récupérés, donnés ou chinés – © Pierre Vogel

On a d’abord voulu comprendre les motivations qui ont fait naître cet espace ouvert depuis mars. « Le Tsiferblat c’est une prolongation de SEV52, c’est sa porte d’entrée pour les non-locataires, dans le sens où ça peut nous servir de centre de gravité sociale. Parce que dans l’espace de travail, les locataires ont une déjà une cafétéria, on s’est alors dit qu’il fallait qu’on crée un autre espace où l’on pouvait faire se rencontrer les gens de l’extérieur et ceux de l’intérieur. Une manière de créer un lieu encourageant les rencontres inattendues et – qui sait – créer des synergies », explique Mustapha, de sa voix posée, mais enjouée.

Une partie de l’espace – © Pierre Vogel

Comment cet espace est-il pensé ? Comme une émanation de SEV52. Il complète son offre de résidence pour le co-working pour celles et ceux qui s’installent de manière éphémère, ponctuellement, ou pour ceux qui ne souhaitent pas de contrat les liant à SEV52. Est-ce une façon de se réunir, voire de se rencontrer ? « Cet endroit, je le vois comme une interface très sympa. Parce qu’il y a un quelque chose de naturel, on se pose, on sonne, on est au chaud… Et puis, oui, naturellement on parle, on communique ! », répond le gérant des lieux.

Le bar et son “butler”, Yves Senn – © Pierre Vogel

Il est vrai que lorsqu’on entre dans le Tsiferblat, la première impression est saisissante. On se retrouve face à un beau bar d’époque rouge, dans une atmosphère enveloppante et pleine de surprises : l’œil ne sait où donner de la tête tant l’endroit, adepte de l’upcycling (action de récupérer des matériaux dont on n’a plus l’usage et de les transformer en produits d’utilité supérieure), est empli de décorations diverses, la plupart chinées ou simplement récupérées.

Mais le lieu se veut tout aussi fonctionnel : on peut même y réchauffer son tupperware. « L’heure coûte cinq francs, la deuxième heure trois francs et le forfait à la journée est de vingt francs », explique Mustapha. Des heures de présence où absolument tout est illimité : on peut alors se servir à volonté de biscuits, de thés froids artisanaux, d’espressos, de muffins… L’endroit, ouvert qu’en journées, ne sert par contre pas d’alcool. Mais à défaut d’y boire un cocktail, on peut également y lire la presse grâce à un lot considérable de journaux actuels ou surannés, ainsi que de livres anciens ou surfer sur le Net avec le wifi donné naturellement.

Car ce que revendique ce lieu peu commun est le fait de pouvoir se sentir comme chez soi, de regarder, mais aussi de toucher, de rêver… Yves Senn confirme : « C’est un lieu propice à la créativité. Partout où tu regardes où tu touches, tu t’assieds, il y a quelque chose d’inattendu. Et ça, ça ouvre l’esprit. On y voit des tasses, des pots et d’un coup un réveil, un moule de lapin… Des objets qui, tout en ouvrant l’esprit, permettent de faire des associations d’idées pour le sujet sur lequel la personne travaille. Le fait de faire des liens, ça matérialise la créativité. »

© Pierre Vogel

Mustapha continue : « Le but c’est que les gens aient envie de rester, même s’ils n’ont plus rien à faire. Il y a des livres, des choses étranges à regarder, à décrypter, à décoder, c’est un immense jeu, comme une chasse au trésor. Ici, on ne s’ennuie pas. Comme SEV52, que l’on voit de l’autre côté de la baie vitrée, c’est un millefeuille de réalités. C’est plein de petits mondes. On se nourrit de son expérience ici, de sa passion. »

Aude nous en dit un peu plus : « Ce que fait Mustapha à Sévelin, c’est la meilleure politique d’encouragement de l’innovation, parce qu’il ne fait que du bottom-up (suite de processus qui apportent à chacun une partie fondamentale, ndlr.) ; il n’impose rien, il est juste l’homme de l’ombre qui écoute, propose et permet un cadre pratique si nécessaire. » Ce dernier acquiesce, les yeux plissés. « Certes, on vise un public très large, vu qu’on est très “chaleur”. Donc on a un premier public, les résidents du co-working, et après il y a les gens de l’extérieur. Pour l’instant, c’est quelque chose d’expérimental ; on essaie de faire un vrai Tsiferblat. Parce qu’on est quand même autour de quatre gros établissements scolaires, sauf erreur les plus gros de la région. Et depuis quelques jours, ça prend gentiment. On a fait un peu de publicité, mais très peu. »

Ah bon, pourquoi ne pas en faire davantage ? « Parce qu’on est vraiment dans cette économie : le service avant l’argent. Et puis, si tu fais de bonnes tartes, les gens vont venir ! », nous répond-il le sourire aux lèvres.

Une partie de l’espace, vue d’en haut – © Pierre Vogel

Yves Senn, qui, de son côté, s’attelle à nettoyer des tasses derrière son comptoir lustré, nous parle de la façon dont il perçoit l’endroit ainsi que son rôle de butler. « Le Tsiferblat c’est un lieu où je me sens bien, où je suis fier de recevoir des gens que j’apprécie, un lieu qui est différents d’autres, définis par la société. Quand je fais des cafés aux gens, c’est plus comme si je faisais des cafés pour mes amis qu’autre chose. Car, pour moi, le Tsiferblat, c’est la cuisine de la communauté. Un espace où l’on se retrouve, où on partage, on échange. C’est le lieu de la famille étendue. »

Un endroit qui se démarque, mis à part par ce concept qui est de payer le temps ? « Oui ! C’est un lieu où on vient pour le moment, pour l’espace, pour les gens qui s’y trouvent. La synergie ici se fait tout seule, naturellement. Pas besoin de carte de visite ! C’est magique, car il n’y a pas besoin de rechercher le partenariat, il se fait tout seul. »

Et, finalement, quel est le rôle d’un butler, titre anglais qui lui est attribué et qui intrigue ? « Je vois mon rôle comme le majordome, celui qui s’assure que tout aille bien, que tout fonctionne. Autant les infrastructures que le thé ou les plantes, tout ça me parait naturel, comme si c’était les miennes. Dans mes actions, il y a toujours une petite arrière-pensée sociale », nous dit-il d’un ton distingué et doux, à la façon d’un vrai butler anglais.

Au dernier plan, des résidents travaillent, surplombant ainsi le Tsiferblat – © Pierre Vogel

On l’aura alors compris, SEV52 et le Tsiferblat sont deux lieux en un. À la manière d’un village, ce tiers-lieu où l’on paie son temps uniquement, le reste étant à disposition, aime et veut accueillir les gens, d’une façon si chaleureuse que, magiquement, l’on s’y sent tout de suite agréablement bien.

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