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Rock Oz’, c’est la Challenge League

Le petit prince du rap, MHD, sur la Grande Scène du Rock Oz'Arènes, samedi – © Rock Oz'Arènes / Joseph Carlucci

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Le festival avenchois s’est achevé samedi 18 août 2018 sur une fréquentation en baisse. L’événement va devoir se renouveler.

Cette année, Rock Oz’Arènes a attiré 31 000 personnes en sa cité contre 33 000 en 2017. Malgré cette légère baisse de fréquentation, le festival, monté avec 3,5 millions de francs, devrait être «a priori tout juste dans les chiffres noirs, confiait sa directrice, Charlotte Carrel, à 20 minutes. Clairement, la magnifique météo nous a aidés sur cette édition.»

De mercredi à samedi, de nombreux artistes se sont produits dans l’événement incontournable de la Broye. En têtes d’affiche, le public pouvait notamment retrouver James Blunt, Texas, Dimitri Vegas Like Mike, MHD ou encore Damso. Pourtant, seule la soirée électro était annoncée complète par l’organisation.

Sur place, les arènes semblaient même quasi vides dès mercredi. Contrairement à samedi soir, soirée qui promettait d’être bouillante avec sa programmation rap, où le public était déjà un peu plus nombreux. Lors du concert de MHD, aka Mohamed Sylla, la fosse était même remplie de festivaliers. Les gradins, par contre, faisaient triste mine. «Je ne vous entends pas, a hurlé à la foule le rappeur. Vous êtes encore là ?» Si la démarche est couramment utilisée par les artistes pour embraser leurs spectateurs, à Avenches, elle trahissait un malaise. Des centaines de festivaliers supplémentaires n’auraient pas été de trop pour donner une autre dimension à la fête, qui a, durant toute sa durée, peiné à décoller.

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Un petit tour sur le site du festival suffisait aux curieux pour s’en rendre compte : les places de fêtes étaient désespérément vides durant les concerts. Les bars comptaient plus de staffs que de clients et les stands food tiraient la langue. Seul point positif, aucune attente pour aller aux toilettes. Dans cette ambiance un peu morne, tous les bénévoles, coincés à leur poste, semblaient attendre que quelque chose se passe. Et l’attente fut longue. Jusqu’à la fermeture de l’enceinte du festival.

Le concert de MHD était déjà bien entamé quand les premières notes du tube du « petit prince » de la nouvelle scène « Afro Trap », Champions League, ont attiré instantanément les quelques soiffards encore éparpillés. Le public, chauffé à blanc, a repris en cœur «Paname, c’est la Champions League, fuck si t’es pas d’ma team», mais cela n’a pas suffi à donner un second souffle à la soirée.

Rien n’y fait. Avenches n’arrive décidément pas (plus ?) à rivaliser avec les festivals de la ligue supérieure. Pire, l’événement risquerait bien de se faire dépasser par des outsiders, à l’instar de l’Estivale Open Air d’Estavayer-le-Lac. Espérons que les organisateurs avenchois trouveront la recette pour réattirer les foules dans leur festival, dont l’écrin mérite mieux. Sinon, c’est la relégation assurée. Et personne n’a envie de jouer en Challenge League.

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Au Montreux Jazz, afro fusion et pointures scéniques

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Du 28 juin au 13 juillet 2019, le Montreux Jazz Festival explorera les sons intemporels, ceux d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Bon Iver, Elton John, Joan Baez, Anita Baker, James Blake, Sting… Tous, entre autres, se fouleront les scènes du festival montreusien.

Au Montreux Jazz Festival, cette année, il va falloir appuyer sur Play – admirer le présent –, se mettre sur Pause – profiter de la douceur – et avoir l’impression d’être sur avance rapide, avec Forward – découvrir les talents de demain. C’est ainsi que peut se traduire l’affiche (au propre comme au figuré) de la 53e édition du festival de la Riviera vaudoise.

Auditorium Stravinski : Play

Une fois le bouton Play enfoncé, la magie des pontes de la scène se montrera au grand jour avec les présences à l’Auditorium Stravinski de Thom Yorke, Bon Iver, Janet Jackson, The Chemical Brothers, Elton John (attendu, lui, au Stade de la Saussaz), Joan Baez, Rag’n’Bone Man, Sting, et celui qui est chez lui, à la maison, sur les bords du lac Léman, Quincy Jones (accompagné, lors de son concert, par la Sinfonietta de Lausanne) et plein d’autres.

Après une édition fortement teintée de rock en 2018, ZZ Top et Slash (pas nous, l’autre) seront les dignes représentants du genre. L’emblématique guitariste des Guns N’ Roses fera rugir sa fidèle Les Paul pour la première fois à Montreux.

Montreux Jazz Club : Pause

Au Montreux Jazz Club, si l’on prend le temps de ralentir, le jazz (le pur, le vrai) nous procurera moult émotions. L’insaisissable Joe Jackson célèbrera les quarante ans d’une carrière ponctuée de new wave, de rythmes dub et d’expérimentations jazz.

Il sera suivi par les magiques et indétrônables Melody Gardot et Bobby McFerrin. Quant aux légendaires Billy Cobham et Chick Corea, ils présenteront chacun à Montreux un projet spécial : le premier, à l’occasion de ses 75 ans, revisitera son album Crosswinds avec Randy Brecker ; le second
apportera une touche flamenco avec son Spanish Heart Band, clin d’œil à son album de 1976.

Plus dansants, mais pas moins planants, les natifs de La Nouvelle-Orléans Christian Scott aTunde Adjuah et Terence Blanchard, viendront emplir le Club de leur jazz mythique qui les aura hissés parmi les meilleurs trompettistes du monde.

La délicatesse brésilienne d’Ivan Lins, le jeu de guitare blues de Robben Ford, le quintet de Vincent Peirani ou encore la classe versatile de José James, précédé de Kimberose, complètent la partition de cette 53e édition au Montreux Jazz Club.

Montreux Jazz Lab : Forward

Et puis, si l’on saute dans une DeLorean, la folie, l’avant-garde, la poésie et le charme des musiques de demain, le tout en direct d’un Montreux Jazz Lab intimiste et foisonnant de talents. On y retrouvera notamment Apparat et Modeselektor, venus tout droit du projet Moderat, emprunts d’électro minimale.

Hyperactifs hybrides entre jazz et hip-hop, les Londoniens Tom Mish, FKJ et Loyle Carner viendront faire trembler le Lab de leurs compositions faites de partages et de sons sans complexe. Sur la même planète (ou presque), Scarlxrd, Soolking, étendard algérien auteur de l’hymne « Liberté », Koba LaD, Maes, PLK et SCH ; l’autre Suzane, L’Or du Commun et Columbine, raviront les adeptes du genre.

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Plus soul, plus funky, plus indie et plus francophone, dans l’ordre, le trio Khruangbin et les collectifs Snarky Puppy et Jungle, Lewis Capaldi, la désarmante Canadienne Jessie Reyez et Dermott Kennedy, l’incontournable Eddy De Pretto – le même soir que la bouleversante Grace Carter – Masego, Fatoumata Diawara ou Clara Luciani se chargeront de mettre le public montreusien sur orbite.


Le 53e Montreux Jazz se déroulera du 28 juin au 13 juillet 2019. La billetterie ouvrira le mercredi 10 avril 2019  www.montreuxjazzfestival.com.

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“Maman, j’ai raté l’avion”, version PLR

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© 20th Century Fox

COMMENTAIRE. Tout juste remis de leur cuisante défaite zurichoise, le #TeamFDP ou PLR (si jamais l’organe communication du parti oubliait à nouveau que la Romandie est en Suisse) se lance dans l’industrie juteuse de l’écologie.

Il paraît que l’on apprend de ses erreurs. Généralement, cette citation a le mérite d’être avantageuse. Mais pas tout le temps. Dans le cas précis du revirement écologique du PLR, cela ressemble plutôt à un «changeons notre fusil d’épaule». Car oui, le parti de droite s’intéresse à cette problématique désormais. Dès le vendredi 29 mars, les libéraux-radicaux ont lancé un sondage parmi leurs 120’000 adhérents sur les attentes écologiques de ceux-ci.

«Le PLR n’a pas été compris»

Benoît Genecand (PLR, GE), conseiller national et membre de la commission de l’environnement, a répondu aux questions de La Liberté (29.03.2019). À propos de l’échec au Conseil national de la loi sur le CO2, il a déclaré : «Le PLR n’a pas été compris». Alors, cher Monsieur, je crois plutôt que c’est vous qui n’avez pas compris. Les jeunes d’aujourd’hui (pas tous, mais beaucoup tout de même) désirent des actions concrètes.

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Ce monde que vous quitterez sûrement plus tôt que nous change et il ne faut pas le laisser agoniser. Non, la Suisse ne peut pas modifier le futur du climat à elle seule. Oui, la réussite économique de notre pays (qui nous permet tout de même de vivre dans un certain confort) a nécessité certaines décisions pas des plus vertes. Mais nous pouvons être un exemple. Nous pouvons tenter (au moins cela) de coupler réussite économique et respect de l’environnement. Pas en un jour  ni en une année. Mais cela vaudrait le détour d’y réfléchir. Votre intérêt subit pour l’écologie n’est point à blâmer. Votre timing, oui.

Pourquoi s’y intéresser uniquement après une défaite ? Votre puissance politique est-elle plus importante que vos idées ? Car si vous avez bel et bien raté l’avion sur ce sujet, il n’est jamais trop tard pour prendre le prochain train.

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