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Le reggae s’ajoute à la liste du patrimoine culturel de l’Humanité

© Flickr / keiichi ikegami1

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Une musique aux fortes résonances sociales. Le reggae, musique popularisée dans le monde entier par son icône Bob Marley, a été inscrit ce jeudi 29 novembre sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par un comité spécialisé de l’UNESCO, réuni à Port-Louis, capitale de l’Île Maurice.

L’UNESCO a souligné dans un communiqué officiel, « la contribution » de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité, et sa dimension à la fois « cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle ».

Le reggae rejoint ainsi une liste de quelque 400 traditions culturelles (chants, danses, spécialités gastronomiques ou célébrations) allant de la pizza napolitaine au zaouli, musique et danse des communautés gouro de Côte d’Ivoire.

Le comité de L’UNESCO, qui se réunit jusqu’à ce samedi pour examiner 40 demandes d’inscription, a également intégré ce mercredi les savoir-faire liés au parfum de Grasse en France.

Porté par la Jamaïque

Le reggae, dont la candidature était portée par la Jamaïque, a émergé à la fin des années 1960. Style musical issu du ska et du rocksteady, il a aussi intégré des influences jazz et blues d’Amérique.

La musique est vite devenue populaire aux États-Unis et au Royaume-Uni, importée par les nombreux immigrés jamaïcains après la Seconde Guerre mondiale. Elle s’est souvent revendiquée comme la musique des opprimés, abordant des questions sociales et politiques, la prison et les inégalités.

Le reggae est également indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié et promeut l’usage de la ganja, ou marijuana.

En 1968, la chanson « Do the Reggay » de Toots and the Maytals a été la première a utiliser le nom de reggae, qui a connu un grand succès mondial grâce à des classiques de Bob Marley et son groupe The Wailers comme « No Woman, No Cry » et « Stir It Up ».

À la différence de celle du patrimoine mondial, cette liste n’est pas établie selon des critères « d’excellence ou d’exclusivité », selon l’UNESCO. Elle ne cherche pas à réunir le patrimoine « le plus beau ». mais à représenter la diversité du patrimoine culturel immatériel, à mettre en lumière des savoir-faire portés par des communautés.

ats/afp/lan

Sélection musicale de Malick Touré-Reinhard.

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Entre gilets jaunes et COP24, une dualité sociale

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Stop aux taxes, stop au réchauffement climatique, un dilemme cornélien – © F. Scheiber / SIPA

L’actualité de ces derniers jours est brûlante. D’un côté, la France vit une insurrection populaire rassemblée sous le mouvement des « gilets jaunes ». De l’autre côté, la Pologne, et plus particulièrement la ville de Katowice, accueillait la 24e conférence de l’ONU sur le climat, la COP24. En analysant la base de ces deux événements, deux initiatives antagoniques sont au cœur du débat. Explications et commentaire.

Les gilets jaunes défraient la chronique. Entre violences, déprédations et chaos complet, la révolte populaire prend de plus en plus l’expression d’une colère générale, trop longtemps cantonnée au silence. Mais en revenant à la base de ce mouvement, on remarque que les revendications principales concernaient principalement la hausse du prix du carburant. Des blocages routiers, pour la plupart pacifiques, furent et sont au centre de l’action. La hausse a déjà été annulée, suite à la tournure des événements. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et la situation s’est envenimée. Les inégalités sociales, la chute du pouvoir d’achat, une élite politique qui ne représente pas le peuple, tous les sujets sensibles se rassemblent en une seule manifestation. La colère gronde et se généralise. Emmanuel « Manu » Macron est sorti, lundi, de son silence. Que les pauvres se rassurent, ils auront 100 euros de plus en percevant le SMIC, sans que les employeurs aient à mettre la main à la poche. D’où sortira cet argent, personne ne le sais. Mais le plus important reste que le Président « comprend » cette colère. Bien sûr.

© YANN CASTANIER/HANS LUCAS/AFP

Katowice, capitale du climat

À un peu plus de mille kilomètres de la capitale française, à Katowice en Pologne, le sujet est bien différent. Comment sauver notre planète ? Une des solutions souvent mises sur la table est l’ajout de taxes sur les carburants afin de soutenir les énergies renouvelables. La 24e conférence de l’ONU sur le climat s’est déroulée du 3 au 9 décembre. Discret, ce rassemblement international passe quelque peu aux oubliettes médiatiques. La faute notamment à une actualité obnubilée par nos voisins français et par un G20 qui s’est déroulé en Argentine, rassemblant les politiciens les plus influents de notre monde. Mais pas seulement. La COP24 a vécu, malheureusement, dans l’ombre de l’exposition médiatique qu’avait suscitée sa grande sœur, numéro 21, en 2015, à Paris. Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris n’a pas aidé non plus.

Les espoirs de transition écologique d’une envergure mondiale s’amenuisent au fil du temps. Trump et Bolsonaro et leur politique conservatrice, une Chine incontrôlable dans ses émissions de gaz à effet de serre, une année 2018 aux températures record, le pessimisme écologique ne doit pourtant pas être un des fondements de notre futur à nous, la génération qui en payera le lourd tribut.

Pendant la COP24, Greta Thunberg, jeune Suédoise de 15 ans, manifeste devant le parlement de son pays pour que son gouvernement respecte l’accord de Paris. – © HANNA FRANZEN/EPA/MAXPPP

Stop aux taxes, stop au réchauffement, un dilemme cornélien

Chaque chose remise dans son contexte, il faut bien admettre qu’on ne peut pas blâmer les Français pour leurs revendications. Il est également difficile de mettre ces deux événements dans le même panier. Mais la question a le mérite d’être posée. L’accord de Paris tablait sur une hausse limitée à 2 degrés, idéalement 1,5, par rapport à l’époque pré-industrielle. À l’heure actuelle, la planète Terre se dirige vers un réchauffement de 3 degrés. Que peut-on donc faire pour endiguer cette bombe à retardement qu’est notre climat, si personne ne veut payer le prix ?

Chaque personne se doit de réfléchir à ses propres actions. Mais c’est également le rôle de la politique de permettre un changement de comportement, de mentalité, sans que les principaux déficitaires soient ceux qui peinent, à la fin de chaque mois, à boucler leurs comptes.

Pendant ce temps, le Conseil National de notre chère patrie helvétique se réunissait lundi de la semaine passée pour discuter d’une éventuelle hausse du prix du carburant pouvant aller jusqu’à 20 ct/litre. Pas de gilet jaune « made in Switzerland » à l’horizon, pour l’instant. Quoique, samedi, à Berne, à Genève et dans d’autres villes, des rassemblements ont eu lieu pour … exhorter le parlement à ne pas affaiblir la loi sur le CO2 et à agir pour la planète. Chacun son combat, mais nous avons quelque chose en commun: notre Terre.

Des marches pour le climat ont eu lieu samedi dans plusieurs villes de Suisse, réunissant plusieurs milliers de personnes, comme ici à Genève – © Keystone/ATS

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Le Prémices Festival revient pour une troisième édition empreinte de nouveautés

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Le groupe Nébuleuse lors de son concert au Pavillon en 2018 – © Prémices Festival / Thomas Brasey

Après une édition 2018 avec une basse fréquentation, le Prémices Festival remettra tout de même le couvert le 23 mars 2019. La manifestation mettra à nouveau l’accent sur la musique émergente, avec une trentaine d’artistes locaux, suisses et étrangers.

Dorénavant bien établi dans la constellation d’événements culturels lausannois, Prémices dévoile aujourd’hui les premiers noms de leur prochaine programmation. Parmi eux : la multi-instrumentiste jazz-électro belge Claire Laffut ; le Français Johan Papaconstantino et ses morceaux orientaux, funk, pop et hip-hop ; les zurichois de Black Sea Dahu et leur indice-folk légère ; le lausannois Rando et ses compositions rock marquées par un bon vieux rap US. Le reste du line-up sera annoncé le 1er février 2019 au Romandie de Lausanne.

Un nouveau format

Situé dans 4 salles de concerts lausannoises, le Bourg, la Cave du Bleu Lézard, la Datcha, et le Romandie, le festival IN sera à nouveau accessible avec un pass unique durant la soirée du 23 mars prochain. Des showcases gratuits seront à nouveaux organisés dans le cadre du festival OFF, qui se déroulera dans des bars et des magasins du centre-ville durant la soirée du 22 mars et l’après-midi du 23 mars et qui mettra en scène la vitalité de la scène locale.

Enfin, le dernier né des événements culturels de la capitale vaudoise continue son évolution et proposera également des soirées Prémices Club tout au long de l’année et dans différents clubs de Suisse romande. Première date pour ce nouveau format : le 1er février au Romandie. Est attendue une affiche locale, jeune et pleine d’avenir : le duo hip-hop Rando x Badnaiy (live) ; Kali de SND (DJ-set) ; Lago Lemon (DJ-set) ; Collectif Nox (DJ-set). 

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