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Les foodculture days réinventent notre rapport à la nourriture

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Pendant quatre jours, les espaces de vie et lieux emblématiques de Vevey et la Tour-de-Peilz seront revêtus d’œuvres plastiques, performatives, audiovisuelles, sonores et architecturales. Les foodculture days proposent de (re)découvrir la nourriture, sous toutes ses formes et impacts.

« Une plateforme d’échanges de connaissances et de savoir-faire de portée internationale », telle est la définition du festival, qui s’adresse – et c’est souligné – à tout public. Pour cette deuxième édition, le mot d’ordre est une approche pluridisciplinaire. Le programme est plus que varié : des installations éphémères, des performances artistiques – dont, par exemple un repas en tête-à-tête avec un inconnu guidé par une voix enregistrée – et des ateliers. Chaque intervenant – artiste, chercheur, activiste, chef ou intellectuel – proposera son interprétation de l’objet « nourriture », d’un point de vue plastique, nutritif, idéologique ou métaphorique.

À l’origine de ce projet, Margaux Schwab. Une fois son diplôme de l’École Hôtelière de Lausanne en poche, elle part vivre à Berlin. Conquise par le dynamise et la diversité de la capitale allemande, elle s’y installe. Elle y rencontre des personnes engagées, mêlant créativité et nourriture, en cuisine ou sur scène. Une vraie révélation : «  Redécouvrir nos racines en tant qu’être humain à travers notre palais me parait une évidence ! L’aliment est partout dans notre quotidien, lorsqu’on voyage c’est souvent la première chose que l’on découvre dans un pays étranger : la nourriture », raconte la jeune femme.

Pourtant, mélanger nourriture, art et culture semble être un mélange peu commun. Pour Margaux Schwab, le lien est indéniable, la nourriture – tout comme la culture – est avant tout un catalyseur de discussions et d’idées. Un point commun entre tous les êtres vivants. Quant à l’art, il permet d’interpeller d’une manière différente : « L’art intervient dans notre festival pour aller titiller l’émotionnel du public. Car nous savons que de moraliser les gens avec des campagnes de prévention ou d’activisme trop violentes n’est pas toujours efficace. Lorsqu’on se reconnecte à nos émotions et nos sensations en vivant une expérience commune : un changement est possible. La nourriture devient donc cet acteur et agent de transformation collective et individuelle », explique-t-elle.

Le projet de Kadija de Paula – © foodculture days

Le succès de la première édition, qui a eu lieu l’année passée, donne raison aux arguments de sa fondactrice. Elle n’est pas plus surprise que ça : « Lorsqu’on comprend les enjeux et les objectifs d’un tel festival, on ne peut que se sentir impliqué et s’identifier à la cause. Le monde de la gastronomie connaît une période intéressante car il est en constant changement. Il est normal que le pas qui suit soit de se questionner ces implications ».

On aurait tendance à penser que l’intérêt pour la nourriture est une mode. Une thématique trendy et actuelle, mais dont les gens se lasseront rapidement. Margaux désapprouve, l’engouement pour la nourriture n’est pas éphémère et découle de nos changements de consommation : « C’est simplement la manière de communiquer qui a beaucoup changé. La nourriture est notre moteur depuis toujours et grâce aux outils contemporains de communication qui nous sont offerts, on voit effectivement émerger des “modes” (TV, livres, émissions de radio, blog) mais c’est un reflet d’une société de consommation qui veut toujours quelque chose de nouveau à se mettre sous la dent ».

Au final, l’élément central – et but premier de la manifestation – reste la discussion : « Nous prenons l’aliment comme excuse pour parler de thématiques plus universelles, tels que la nature et la gestion des ressources, les questions de genre et d’identité culturelle, la préservation du terroir et de la transmission de savoir. Nous espérons ouvrir des contextes d’interaction et d’échange démocratique sur celles-ci », conclut Margaux.

Les foodculture day auront lieu du 15 au 18 novembre 2018, à Vevey et La-Tour-de-Peilz.

Plus d’informations sur le site des foodculture days.

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Au Montreux Jazz, afro fusion et pointures scéniques

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Du 28 juin au 13 juillet 2019, le Montreux Jazz Festival explorera les sons intemporels, ceux d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Bon Iver, Elton John, Joan Baez, Anita Baker, James Blake, Sting… Tous, entre autres, se fouleront les scènes du festival montreusien.

Au Montreux Jazz Festival, cette année, il va falloir appuyer sur Play – admirer le présent –, se mettre sur Pause – profiter de la douceur – et avoir l’impression d’être sur avance rapide, avec Forward – découvrir les talents de demain. C’est ainsi que peut se traduire l’affiche (au propre comme au figuré) de la 53e édition du festival de la Riviera vaudoise.

Auditorium Stravinski : Play

Une fois le bouton Play enfoncé, la magie des pontes de la scène se montrera au grand jour avec les présences à l’Auditorium Stravinski de Thom Yorke, Bon Iver, Janet Jackson, The Chemical Brothers, Elton John (attendu, lui, au Stade de la Saussaz), Joan Baez, Rag’n’Bone Man, Sting, et celui qui est chez lui, à la maison, sur les bords du lac Léman, Quincy Jones (accompagné, lors de son concert, par la Sinfonietta de Lausanne) et plein d’autres.

Après une édition fortement teintée de rock en 2018, ZZ Top et Slash (pas nous, l’autre) seront les dignes représentants du genre. L’emblématique guitariste des Guns N’ Roses fera rugir sa fidèle Les Paul pour la première fois à Montreux.

Montreux Jazz Club : Pause

Au Montreux Jazz Club, si l’on prend le temps de ralentir, le jazz (le pur, le vrai) nous procurera moult émotions. L’insaisissable Joe Jackson célèbrera les quarante ans d’une carrière ponctuée de new wave, de rythmes dub et d’expérimentations jazz.

Il sera suivi par les magiques et indétrônables Melody Gardot et Bobby McFerrin. Quant aux légendaires Billy Cobham et Chick Corea, ils présenteront chacun à Montreux un projet spécial : le premier, à l’occasion de ses 75 ans, revisitera son album Crosswinds avec Randy Brecker ; le second
apportera une touche flamenco avec son Spanish Heart Band, clin d’œil à son album de 1976.

Plus dansants, mais pas moins planants, les natifs de La Nouvelle-Orléans Christian Scott aTunde Adjuah et Terence Blanchard, viendront emplir le Club de leur jazz mythique qui les aura hissés parmi les meilleurs trompettistes du monde.

La délicatesse brésilienne d’Ivan Lins, le jeu de guitare blues de Robben Ford, le quintet de Vincent Peirani ou encore la classe versatile de José James, précédé de Kimberose, complètent la partition de cette 53e édition au Montreux Jazz Club.

Montreux Jazz Lab : Forward

Et puis, si l’on saute dans une DeLorean, la folie, l’avant-garde, la poésie et le charme des musiques de demain, le tout en direct d’un Montreux Jazz Lab intimiste et foisonnant de talents. On y retrouvera notamment Apparat et Modeselektor, venus tout droit du projet Moderat, emprunts d’électro minimale.

Hyperactifs hybrides entre jazz et hip-hop, les Londoniens Tom Mish, FKJ et Loyle Carner viendront faire trembler le Lab de leurs compositions faites de partages et de sons sans complexe. Sur la même planète (ou presque), Scarlxrd, Soolking, étendard algérien auteur de l’hymne « Liberté », Koba LaD, Maes, PLK et SCH ; l’autre Suzane, L’Or du Commun et Columbine, raviront les adeptes du genre.

Lire aussi :  Maes, le rappeur enragé qui passe crème

Plus soul, plus funky, plus indie et plus francophone, dans l’ordre, le trio Khruangbin et les collectifs Snarky Puppy et Jungle, Lewis Capaldi, la désarmante Canadienne Jessie Reyez et Dermott Kennedy, l’incontournable Eddy De Pretto – le même soir que la bouleversante Grace Carter – Masego, Fatoumata Diawara ou Clara Luciani se chargeront de mettre le public montreusien sur orbite.


Le 53e Montreux Jazz se déroulera du 28 juin au 13 juillet 2019. La billetterie ouvrira le mercredi 10 avril 2019  www.montreuxjazzfestival.com.

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“Maman, j’ai raté l’avion”, version PLR

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© 20th Century Fox

COMMENTAIRE. Tout juste remis de leur cuisante défaite zurichoise, le #TeamFDP ou PLR (si jamais l’organe communication du parti oubliait à nouveau que la Romandie est en Suisse) se lance dans l’industrie juteuse de l’écologie.

Il paraît que l’on apprend de ses erreurs. Généralement, cette citation a le mérite d’être avantageuse. Mais pas tout le temps. Dans le cas précis du revirement écologique du PLR, cela ressemble plutôt à un «changeons notre fusil d’épaule». Car oui, le parti de droite s’intéresse à cette problématique désormais. Dès le vendredi 29 mars, les libéraux-radicaux ont lancé un sondage parmi leurs 120’000 adhérents sur les attentes écologiques de ceux-ci.

«Le PLR n’a pas été compris»

Benoît Genecand (PLR, GE), conseiller national et membre de la commission de l’environnement, a répondu aux questions de La Liberté (29.03.2019). À propos de l’échec au Conseil national de la loi sur le CO2, il a déclaré : «Le PLR n’a pas été compris». Alors, cher Monsieur, je crois plutôt que c’est vous qui n’avez pas compris. Les jeunes d’aujourd’hui (pas tous, mais beaucoup tout de même) désirent des actions concrètes.

Lire aussi :  Grève du climat : ces jeunes qui passent de la parole à l’action

Ce monde que vous quitterez sûrement plus tôt que nous change et il ne faut pas le laisser agoniser. Non, la Suisse ne peut pas modifier le futur du climat à elle seule. Oui, la réussite économique de notre pays (qui nous permet tout de même de vivre dans un certain confort) a nécessité certaines décisions pas des plus vertes. Mais nous pouvons être un exemple. Nous pouvons tenter (au moins cela) de coupler réussite économique et respect de l’environnement. Pas en un jour  ni en une année. Mais cela vaudrait le détour d’y réfléchir. Votre intérêt subit pour l’écologie n’est point à blâmer. Votre timing, oui.

Pourquoi s’y intéresser uniquement après une défaite ? Votre puissance politique est-elle plus importante que vos idées ? Car si vous avez bel et bien raté l’avion sur ce sujet, il n’est jamais trop tard pour prendre le prochain train.

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