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Couronnée de succès, la 24e édition du GIFF attire 32’000 visiteurs

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Le GIFF – Geneva International Film Festival – tire un bilan positif de sa 24e édition qui s’est achevée samedi. Au total, quelques 32’000 festivaliers se sont pressés dans son Lieu central (Pitoëff), mais aussi dans de nombreux espaces disséminés à travers la ville. 

Si, la fréquentation générale du Geneva International Film Festival reste stable par rapport aux précédentes années, les chiffres de la billetterie se sont, eux, envolés. Plus « 30% cette année par rapport à 2017, notamment grâce aux projets spéciaux du Festival, dont les billets – pourtant plus coûteux qu’une séance simple – se sont arrachés », assurent les organisateurs dans un communiqué. Fait notable de cette édition qui s’étalait du 2 au 10 novembre, le public a massivement suivi, en plus des sections dédiées au cinéma et à la télévision, la programmation dédiée à la réalité virtuelle, avec de très nombreuses séances affichant complet tout au long du Festival.

La 24e édition du GIFF s’est clôturée samedi soir, avec la projection très attendue du dernier film de Naomi Kawase, Vision – Voyage à Yoshino. Un peu plus tard dans la soirée, la projection de My Foolish Heart de Rolf van Eijk s’est terminée en musique, avec la performance live a capella de l’acteur principal Steve Wall. Une grande fête de clôture a ensuite réuni les différents publics de la manifestation, ainsi que de nombreux professionnels de l’audiovisuel, jusqu’au petit matin.

De nombreux prix

Durant cette soirée, le palmarès du festival a été dévoilé. « Il a vu le triomphe de Yomeddine de A.B. Shawky, qui a remporté le Reflet d’Or du meilleur long métrage. Le jury de la compétition internationale de longs métrages a néanmoins tenu à donner une mention spéciale à Long Day’s Journey Into Nightde Bi Gan », poursuit le service communication de la manifestation. Autonomies de Yehonatan Indursky et Ori Elon a reçu le Reflet d’Or de la meilleure série télévisée, alors que Vestige de Aaron Bradbury a été récompensé par le Reflet d’Or de la meilleure œuvre immersive. Ces trois prix sont offerts par la Ville de Genève. De son côté, Rapin(Jenny Wilson) de Gustaf Holtenäs a été distingué par le Reflet d’Or du meilleur vidéoclip et The Enemya reçu le Prix SENSible, qui récompense une œuvre numérique se distinguant par son humanisme, en collaboration avec Le Temps et la Fondation Leenaards. Enfin, les festivaliers ont plébiscité Oslo Zoode d’Øyvind Holtmon, qui se voit remettre le Prix du public de la meilleure série web, en partenariat avec Konbini.

© GIFF

Quelques jours auparavant, Emmanuel Cuénod, le Directeur général et artistique du Festival, avait remis le Prix Film & Beyond – prix d’honneur du GIFF décerné en collaboration avec l’horlogerie-bijouterie O.Zbinden – au réalisateur Peter Greenaway pour l’ensemble d’une carrière où cinéma, art plastique, photographie et dessin n’ont eu de cesse de dialoguer.

Preuve du succès de cette 24e édition, le film d’ouverture, Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez, a bénéficié de deux séances supplémentaires pour que l’ensemble des festivaliers puissent en profiter. De plus, de nombreux événements, comme la mémorable soirée Marguet X Rollman X Chucky, la première mondiale de la série romande Double vie ou encore la première suisse du film de Steve McQueen Widows ont rencontré un vif succès.

Les demandes de scolaires en augmentation de près de 500 %

La grande surprise de la mouture 2018 est venue du numérique. « La salle des Territoires virtuels, qui regroupait une trentaine d’œuvres en réalité virtuelle et abritait le Musée VR du GIFF, a connu une telle affluence que tous n’ont hélas pu suivre le programme », confient les organisateurs. Par ailleurs, la soixantaine de séances du projet The Enemy ont affiché complet, dont les trois quarts avant même le début du Festival. De son côté, l’expérience virtuelle suisse Birdly – Jurassic Flight a permis à elle seule à près de 500 festivaliers de voler comme un ptérodactyle. « La direction du GIFF va d’ores et déjà travailler sur des solutions pour permettre à davantage de festivaliers de profiter des œuvres en réalité virtuelle, a rassuré le Directeur général et artistique du festival, Emmanuel Cuénod. Par ailleurs, nous avons été contraints de refuser près de 300 élèves au Musée VR, car les demandes de scolaires ont connu une augmentation de près de 500 % cette année. Nous envisageons désormais que ce programme particulier puisse devenir pérenne et tourner dans les écoles, à Genève mais aussi partout en Suisse. »

Autre source de satisfaction pour la manifestation genevoise, avec cinq premières mondiales et huit premières suisses, le GIFF estime avoir montré son soutien à la production audiovisuelle helvétique, « en proposant un panorama de ce que ce qui se fait de mieux dans le pays, tous formats audiovisuels confondus. » Le festival s’est d’ailleurs penché avec des professionnels suisses sur le futur de la création télévisuelle. L’association SWAN a pu à cette occasion délivrer une étude sur la place des femmes dans la série TV en Suisse. En outre, pendant cinq Nuits blanches, de nombreux jeunes talents de la scène électronique romande ont pu démontrer leur habilité derrière les platines.

La 25e édition sera « plus ambitieuse que jamais »

Parmi les quelques deux cents cinquante invités de la manifestation genevoise cette année, on pourra mentionner les cinéastes Kenneth Lonergan, Stephen Frears, Eva Husson, Jacob Berger, Julie Bertuccelli, Andréa Bescond, Eric Métayer ou Souleymane Cissé, les acteurs et actrices Manal Issa, Marina Golovine, Kate Moran, Nicolas Maury ou Steve Wall, ou encore des figures-clés du digital tels Michel Reilhac, Loren Hammonds, Karim Ben Khelifa et Antoine Cayrol.

Avec le GIFF, « Genève confirme ainsi sa place de première plateforme de l’innovation audiovisuelle en Suisse, où acteurs et publics du cinéma, de la télévision et du numérique peuvent se croiser, débattre, échanger et créer ensemble l’univers audiovisuel de demain » estime le festival.

La 25e édition du GIFF aura lieu du 1er au 10 novembre 2019 et s’annonce plus ambitieuse que jamais. 

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Au Montreux Jazz, afro fusion et pointures scéniques

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Du 28 juin au 13 juillet 2019, le Montreux Jazz Festival explorera les sons intemporels, ceux d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Bon Iver, Elton John, Joan Baez, Anita Baker, James Blake, Sting… Tous, entre autres, se fouleront les scènes du festival montreusien.

Au Montreux Jazz Festival, cette année, il va falloir appuyer sur Play – admirer le présent –, se mettre sur Pause – profiter de la douceur – et avoir l’impression d’être sur avance rapide, avec Forward – découvrir les talents de demain. C’est ainsi que peut se traduire l’affiche (au propre comme au figuré) de la 53e édition du festival de la Riviera vaudoise.

Auditorium Stravinski : Play

Une fois le bouton Play enfoncé, la magie des pontes de la scène se montrera au grand jour avec les présences à l’Auditorium Stravinski de Thom Yorke, Bon Iver, Janet Jackson, The Chemical Brothers, Elton John (attendu, lui, au Stade de la Saussaz), Joan Baez, Rag’n’Bone Man, Sting, et celui qui est chez lui, à la maison, sur les bords du lac Léman, Quincy Jones (accompagné, lors de son concert, par la Sinfonietta de Lausanne) et plein d’autres.

Après une édition fortement teintée de rock en 2018, ZZ Top et Slash (pas nous, l’autre) seront les dignes représentants du genre. L’emblématique guitariste des Guns N’ Roses fera rugir sa fidèle Les Paul pour la première fois à Montreux.

Montreux Jazz Club : Pause

Au Montreux Jazz Club, si l’on prend le temps de ralentir, le jazz (le pur, le vrai) nous procurera moult émotions. L’insaisissable Joe Jackson célèbrera les quarante ans d’une carrière ponctuée de new wave, de rythmes dub et d’expérimentations jazz.

Il sera suivi par les magiques et indétrônables Melody Gardot et Bobby McFerrin. Quant aux légendaires Billy Cobham et Chick Corea, ils présenteront chacun à Montreux un projet spécial : le premier, à l’occasion de ses 75 ans, revisitera son album Crosswinds avec Randy Brecker ; le second
apportera une touche flamenco avec son Spanish Heart Band, clin d’œil à son album de 1976.

Plus dansants, mais pas moins planants, les natifs de La Nouvelle-Orléans Christian Scott aTunde Adjuah et Terence Blanchard, viendront emplir le Club de leur jazz mythique qui les aura hissés parmi les meilleurs trompettistes du monde.

La délicatesse brésilienne d’Ivan Lins, le jeu de guitare blues de Robben Ford, le quintet de Vincent Peirani ou encore la classe versatile de José James, précédé de Kimberose, complètent la partition de cette 53e édition au Montreux Jazz Club.

Montreux Jazz Lab : Forward

Et puis, si l’on saute dans une DeLorean, la folie, l’avant-garde, la poésie et le charme des musiques de demain, le tout en direct d’un Montreux Jazz Lab intimiste et foisonnant de talents. On y retrouvera notamment Apparat et Modeselektor, venus tout droit du projet Moderat, emprunts d’électro minimale.

Hyperactifs hybrides entre jazz et hip-hop, les Londoniens Tom Mish, FKJ et Loyle Carner viendront faire trembler le Lab de leurs compositions faites de partages et de sons sans complexe. Sur la même planète (ou presque), Scarlxrd, Soolking, étendard algérien auteur de l’hymne « Liberté », Koba LaD, Maes, PLK et SCH ; l’autre Suzane, L’Or du Commun et Columbine, raviront les adeptes du genre.

Lire aussi :  Maes, le rappeur enragé qui passe crème

Plus soul, plus funky, plus indie et plus francophone, dans l’ordre, le trio Khruangbin et les collectifs Snarky Puppy et Jungle, Lewis Capaldi, la désarmante Canadienne Jessie Reyez et Dermott Kennedy, l’incontournable Eddy De Pretto – le même soir que la bouleversante Grace Carter – Masego, Fatoumata Diawara ou Clara Luciani se chargeront de mettre le public montreusien sur orbite.


Le 53e Montreux Jazz se déroulera du 28 juin au 13 juillet 2019. La billetterie ouvrira le mercredi 10 avril 2019  www.montreuxjazzfestival.com.

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“Maman, j’ai raté l’avion”, version PLR

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© 20th Century Fox

COMMENTAIRE. Tout juste remis de leur cuisante défaite zurichoise, le #TeamFDP ou PLR (si jamais l’organe communication du parti oubliait à nouveau que la Romandie est en Suisse) se lance dans l’industrie juteuse de l’écologie.

Il paraît que l’on apprend de ses erreurs. Généralement, cette citation a le mérite d’être avantageuse. Mais pas tout le temps. Dans le cas précis du revirement écologique du PLR, cela ressemble plutôt à un «changeons notre fusil d’épaule». Car oui, le parti de droite s’intéresse à cette problématique désormais. Dès le vendredi 29 mars, les libéraux-radicaux ont lancé un sondage parmi leurs 120’000 adhérents sur les attentes écologiques de ceux-ci.

«Le PLR n’a pas été compris»

Benoît Genecand (PLR, GE), conseiller national et membre de la commission de l’environnement, a répondu aux questions de La Liberté (29.03.2019). À propos de l’échec au Conseil national de la loi sur le CO2, il a déclaré : «Le PLR n’a pas été compris». Alors, cher Monsieur, je crois plutôt que c’est vous qui n’avez pas compris. Les jeunes d’aujourd’hui (pas tous, mais beaucoup tout de même) désirent des actions concrètes.

Lire aussi :  Grève du climat : ces jeunes qui passent de la parole à l’action

Ce monde que vous quitterez sûrement plus tôt que nous change et il ne faut pas le laisser agoniser. Non, la Suisse ne peut pas modifier le futur du climat à elle seule. Oui, la réussite économique de notre pays (qui nous permet tout de même de vivre dans un certain confort) a nécessité certaines décisions pas des plus vertes. Mais nous pouvons être un exemple. Nous pouvons tenter (au moins cela) de coupler réussite économique et respect de l’environnement. Pas en un jour  ni en une année. Mais cela vaudrait le détour d’y réfléchir. Votre intérêt subit pour l’écologie n’est point à blâmer. Votre timing, oui.

Pourquoi s’y intéresser uniquement après une défaite ? Votre puissance politique est-elle plus importante que vos idées ? Car si vous avez bel et bien raté l’avion sur ce sujet, il n’est jamais trop tard pour prendre le prochain train.

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